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Hariri à l'ouverture de Rome II : Nous allons renforcer la présence de l'armée au Liban-Sud

15-03-2018

L'Orient Le Jour

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a affirmé jeudi que l'armée libanaise allait renforcer sa présence au Liban-Sud à l'ouverture de la Conférence de Rome 2 sur le soutien à l'armée et aux forces de sécurité libanaises, l'occasion pour le secrétaire général de l'ONU et le Premier ministre italien de réaffirmer leur attachement à la stabilité du Liban.

"Nous sommes attachés à la résolution 1701. Nous allons envoyer davantage de soldats de l'armée libanaise au Liban-Sud et nous sommes déterminés à déployer des forces armées modernes dans cette zone", a déclaré M. Hariri lors de son discours d'ouverture. M. Hariri a affirmé qu'"Israël demeure la principale menace pour le Liban", insistant sur la nécessité qu'il "cesse ses violations quotidiennes contre la souveraineté du Liban".

"Votre présence est un signal clair de l'importance que vous accordez à la sécurité et la stabilité du Liban, et elle est une reconnaissance du rôle que le Liban joue dans le maintien de la stabilité dans notre région", a ajouté le Premier ministre. "Nous sommes ici pour bâtir la confiance parce que nous pensons que la sécurité viable pour le Liban, c'est la sécurité viable pour la région", a-t-il également déclaré.

Soulignant que les forces légales sont "les seuls défenseurs de la souveraineté du Liban", il a rappelé que le président Michel Aoun avait annoncé il y a trois jours que la stratégie de défense nationale serait examinée après les élections législatives de mai. "Je me joins à l'appel du président Aoun à la communauté internationale à soutenir les forces armées libanaises, pour leur permettre de remplir leur devoir de préservation de la sécurité et la stabilité en conformité avec la stratégie de défense nationale", a-t-il dit. La délégation libanaise doit présenter au cours de la conférence un plan global aux pays participants, pour soutenir l'armée et les forces de sécurité sur cinq ans.

"Le gouvernement est conscient qu'il est dans une période exceptionnelle d'entente internationale et il est dans notre intérêt de préserver cette entente", a par ailleurs ajouté le Premier ministre.
Lors d'un point de presse à l'issue de la conférence, M. Hariri s'est félicité de l'engagement de la communauté internationale à renforcer l'armée régulière de son pays, en particulier de la France qui a ouvert une ligne de crédit de 400 millions d'euros. "Je remercie la France pour cette annonce", a déclaré M. Hariri. "Je suis extrèmement satisfait", a-t-il ajouté, soulignant que des contacts bilatéaux allaient maintenant avoir lieu pour préciser les montants engagés par chacun des 40 pays représentés dans le cadre de cette conférence.

Interrogé sur le danger de voir cette aide financière militaire tomber en d'autres mains que celle de l'armée nationale libanaise, en particulier entre celles du Hezbollah, M. Hariri a assuré que cela ne se produirait pas. "Je vous assure que cela ne produira jamais et que cela ne s'est jamais produit", a-t-il assuré.

"Le Liban a montré qu'il était solide"

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a quant à lui évoqué l'action des forces de sécurité libanaises. "Les institutions sécuritaires ont accompli beaucoup de choses sur le territoire libanais et assuré la sécurité de ses frontières. Cela n'aurait pas été possible sans des pays comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis", a-t-il déclaré. Il a par ailleurs souligné que "les réfugiés syriens ont eu un impact considérable sur l'économie et la société libanaise mais le Liban a montré qu'il était solide".

"Il est nécessaire que la communauté internationale soit unifiée dans son soutien au Liban", a-t-il ajouté. "Nous devons nous engager en faveur de la stabilité du Liban pour le peuple libanais et la stabilité de la région". Évoquant la question des législatives prévues le 6 mai, M. Guterres a déclaré que ce scrutin était "la preuve de l'engagement du Liban envers la démocratie".

De son côté, le Premier ministre italien Paolo Gentiloni a insisté sur le fait que "la stabilité du Liban est une question essentielle pour le renforcement de la stabilité régionale". Exprimant son attachement à la souveraineté du Liban, M. Gentiloni a affirmé que "tout le monde est d'accord sur la nécessité de soutenir économiquement le Liban".

Outre l'Italie, pays hôte, 36 Etats ont participé à la conférence de Rome, parmi lesquels les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie, la Turquie, et parmi les pays arabes l'Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, l’Egypte, le Koweït, Bahreïn, la Jordanie et le Qatar. La Ligue arabe, l'Union européenne, les Nations unies et l'OTAN ont assisté à la conférence en qualité d'observateurs.

"Coopération fructueuse"

Avant le début de la conférence, Saad Hariri, à la tête de la délégation libanaise, s'était entretenu avec M. Gentiloni. Plus tôt dans la journée, il avait rencontré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, et des responsables saoudiens. M. Le Drian était accompagné par M. Pierre Duquesne, chargé par le président Emmanuel Macron d’organiser la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE) qui se tiendra en avril à Paris.

A l'issue de sa rencontre avec M. Hariri, M. Bogdanov, également représentant spécial du président russe pour le Moyen-Orient et l'Afrique, a souligné la "coopération fructueuse" de la Russie avec le Liban "dans divers domaines, y compris le renforcement des capacités de combat de l'armée afin qu'elle puisse lutter contre Daech et al-Nosra. Nous coopérons dans plus d'un domaine avec le gouvernement, le ministère de la Défense et le ministère de l'Intérieur pour former des cadres et échanger des informations sur les crimes transfrontaliers et le terrorisme", a-t-il ajouté.

"Nous avons également discuté de la question des réfugiés syriens au Liban et dans d'autres pays. C'est une question très compliquée, surtout en ce qui concerne la situation économique, sociale et humanitaire au Liban. Nous avons convenu de poursuivre les contacts et de pousser les choses dans la bonne direction afin de renforcer les liens d'amitié et de coopération fondés sur l’intérêt commun", a-t-il encore dit.

M. Hariri a également rencontré l’assistant du ministre saoudien de la Défense Mohammad Ben Abdallah Al-Ayesh, en présence des ministres de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et des Affaires étrangères, Gebran Bassil, ainsi que du chef de la mission diplomatique saoudienne au Liban Walid al-Boukhari et du chef de cabinet de Hariri, Nader Hariri.

La délégation officielle accompagnant le Premier ministre comprend notamment les ministres de la Défense Yacoub Sarraf, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, le commandant en chef de l'armée le général Joseph Aoun, le directeur général des Forces de sécurité intérieure le général Imad Osman et le directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim.

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