L’organisation environnementale Greenpeace Liban a publié hier un rapport intitulé « Pour un réseau de réserves marines sur les côtes libanaises ».
Ce rapport s’inscrit dans le cadre de la campagne « Défendons notre Méditerranée », initiée il y a trois ans. Fruit de plusieurs années de recherches, ce rapport rédigé par les experts de l’association et le Dr Michel Bariche, biologiste à l’Université américaine de Beyrouth, établit un état des lieux du littoral, de l’habitat marin et du secteur de la pêche. Le constat est alarmant : le littoral se trouve gravement menacé.
Selon le document, la pollution et la pêche sauvage (capture de poissons trop jeunes, filets non adaptés) sont les deux principales causes de la destruction de la faune et la flore aquatique.
L’objectif de ce nouveau rapport est double, indique Garabed Kazanjian directeur de la campagne océan de l’ONG qui précise qu’il s’agit « de prévenir la pollution des côtes et de reconstituer un stock de poissons permettant la reproduction des espèces ». Car il ne faut pas l’oublier : la Méditerranée renferme des espèces uniques au monde et 9% de la biodiversité marine mondiale, rappelle l'ONG.
Pour ce faire, Greenpeace préconise la mise en place d’une politique de pêche contrôlée et la création de dix huit réserves marines. Parmi elles, l’estuaire de Qasmieh, les falaises de Raouché ou encore la côte de Batroun.
A l’heure actuelle, un premier projet de réserve - dit « projet pilote » - devrait voir le jour dans les mois à venir, à Byblos.
A partir de cette expérience, l’association espère convaincre les politiques de systématiser ce genre d’initiatives.
Elle souhaite également que la population prenne conscience que les ressources marines ne sont pas inépuisables. Ironie du sort, les habitants du littoral qui pratiquent la pêche sauvage seront les premiers concernés par la disparition des espèces. |