Les rencontres se multiplient entre Hariri et Assad. Il est bien loin le temps où on accusait la Syrie d'avoir assassiné Rafic Hariri. Actuellement, il est, de bon ton, d'accuser le Hezbollah...
OTV Traduit par l'équipe de presse du RPL en Suisse
Muqrin bin Abdul Aziz est à Damas. Muqrin, pour ceux qui se souviennent ou pas, il est responsable des renseignements saoudiens, qui se tenait derrière Saad Hariri au Pakistan, en portant un sac plein dans l’aller, et moins chargé dans le retour.
La déléguée de l’Union européenne, qui nous arrive de Damas apporte de bonnes impressions et des estimations positives ainsi qu’une disposition européenne à contrôler nos élections, ce contrôle-nous parions dès aujourd’hui- sera rejeté par les Hariristes. Parfaitement comme ils ont liquidé l'initiative similaire de Jimmy Carter. Pourquoi? Il suffit de lire le rapport de l'Union européenne des élections de 2005, qu’en est-il de nos jours où une seule manifestation leur coûte plus d'une centaine de millions de dollars ?
Puis John Kerry sera à Beyrouth qui, en guise de lever tout blâme, avant de se diriger vers Damas réitèrera bien sûr le refrain du non-compromis au détriment de la souveraineté ou du tribunal. Et il se rendrait au sanctuaire, où il observerait une minute de silence et de réflexion comment il justifiera ce geste le surlendemain en Syrie. Après toute cette belle parole, il se déplacera vers la capitale syrienne, pour annoncer d’une manière pratique la nomination du nouvel ambassadeur des États-Unis à Damas, et pour expier sincèrement l’ère de George W. Bush et ses perpétrations, et préluder l'ouverture d'un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays. Page dont les allures semblent évidentes dans des expressions de complaisances qui ne se sont pas arrêtées, de Martin Indyk à Buthaina Shaaban, en marge d'une conférence à Doha. Et entre une expression et autre, un rappel de l'influent diplomate américain, de la belle époque entre Washington et Damas, de Madrid à Shepherdstown.
Lorsque les choses sont ainsi, Personne ne reste à Saad Eddine Hariri pour l’honorer à part Aboulgheit. Aboulgheit lui-même ! Propriétaire de la théorie appelant à briser les jambes et les pieds, si un Palestinien assiégé de la bande de Gaza ose passer par Rafah pour échapper à l'égorgement sioniste. Aboulgheit lui-même ! Propriétaire de la théorie visant à assurer le ravitaillement d’Israël en gaz. Quant à l'électricité pour le Liban, elle pourra attendre l’examen de sincérité du régime d’Abu-Jamal et compagnies. Aboulgheit rendre hommage à Hariri. En effet, un vénérant adéquat pour un vénéré approprié. Dans l'attente du verdict final, les élections du 7 juin. Les élections - examen, dont Jimmy Carter veut contrôler les milliards de Dollars. L'Europe veut, elle aussi, le contrôler. En se basant sur « lors de l’examen l’être sera honoré ou déshonoré ! »