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De la nécessité d’épurer le Liban de ses traitres ou l’exemple de la France d’après-guerre.

31-08-2017

Mohamad Ezzedine - Odiaspora


Alors que la polémique enfle autour du rôle de certaines personnalités politiques dans l’assassinat des soldats libanais enlevés par Daech, lors de la bataille de Ersal, qui a eu lieu en août 2014, de plus en plus de voix citoyennes se font entendre au pays du Cèdre. Celles-ci réclament, en effet, le jugement et l’emprisonnement de ceux qui non seulement ont protégé et soutenu les groupuscules terroristes au détriment de l’Armée libanaise, mais qui ont également facilité la capture des militaires libanais.

Trahi par une partie de sa classe politique, le Liban appelle ses fils à prendre exemple sur la France post seconde guerre mondiale, qui avait su s’épurer des traitres qui pullulaient en son sein.

En effet, dès juin 1944, la libération de la France du joug allemand s’accompagne d’une épuration aussi bien verticale qu’horizontale, c’est-à-dire que les personnes convaincues d’intelligence avec l’occupant nazi et ses milices sont jugées par des tribunaux spéciaux, puis condamnées et (parfois) exécutées.

Des Chambres civiques, dans la région parisienne et en province, ont ainsi pour fonction de juger les collaborateurs lambda.

Les grandes figures du régime de Vichy, ainsi que des élus locaux et des préfets «collabos», sont également inquiétés par la justice. Dès novembre 1944, est ainsi fondée la Haute Cour de Justice, qui sera chargée de juger les personnalités politiques de premier plan.

Le jugement des grandes personnalités du régime de Vichy

Les hommes politiques compromis sont frappés d’indignité nationale, peine qui entraîne la dégradation nationale, c’est-à-dire la privation des droits civiques et politiques. Tous les parlementaires qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 sont, en plus, déclarés inéligibles.

Auréolé de gloire après la bataille de Verdun en 1916, à l’occasion de la Grande guerre, le maréchal Philippe Pétain est déchu de son statut de héro national, au lendemain de la libération.

Celui qui a mis fin à la IIIe République, et institué le régime de Vichy, dont il est devenu le chef, en supprimant le régime parlementaire et la démocratie et qui a mené une politique active de collaboration est traduit devant la Haute Cour de justice. Son procès dure du 23 juillet 1945 au 15 août 1945.

Il est condamné à mort le 15 août 1945, mais gracié par De Gaulle en raison de son grand âge (89 ans) et de ses états de services durant la Grande Guerre et sa peine est commuée en détention à perpétuité. Il est emprisonné à l’île d’Yeu en Vendée où il meurt le 23 juillet 1951.

Pierre Laval, deux fois Premier ministre du gouvernement de Vichy, de juillet à décembre 1940 et d’avril 1942 à août 1944 est également traduit en justice et son procès s’ouvre début octobre 1945. Celui qui a dit « Je souhaite la victoire de l’Allemagne sinon le bolchevisme s’imposera partout en Europe » ne jouit pas de la bienveillance dont a bénéficié Pétain, il est ainsi condamné à mort pour haute trahison, et exécuté le 15 octobre 1945.

Le Général Bridoux, secrétaire d’État à la Guerre de 1942 à 1944, et farouche partisan de l'idée d'une armée française sous la coupe de l'Allemagne, voire sous l'uniforme allemand, dans le conflit, fut condamné à mort par contumace par la Haute cour de justice et à la dégradation militaire pour faits de collaboration le 18 décembre 1948.

Si l’épuration fut accusée par certains résistants d’être «incomplète» et «bâclée», 45 % des 160 000 dossiers instruits ayant été acquittés, il n’en demeure pas moins que «la France a su qu’elle a été vengée» (De Gaulle).

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