Le président syrien, Bachar al-Assad, se rend demain au Liban, en compagnie du roi Abdallah d'Arabie saoudite, dans le cadre des efforts visant à calmer la situation tendue au Liban, a annoncé hier un responsable gouvernemental libanais.
Ces visites interviennent au moment où le Liban craint une exacerbation des tensions après l'intensification des rumeurs dans la presse internationale et des responsables militaires israéliens annonçant que l’acte d’accusation du Tribunal Spécial pour le Liban visera l'implication du Hezbollah dans l'assassinat de premier ministre Rafic Hariri.
Depuis la publication dans le journal allemand Der Spiegel d'un scénario visant à accuser le Hezbollah de l'assassinat de Rafic Hariri, les accusantions se sont succédées dans le journal Kowétien Assiyassah, puis Le Monde et Le Figaro.
Aujourd'hui, toute la presse et la classe politique internationale appuyant le groupe de 14 mars répète ce scénario, au grand silence du Tribunal International.
La perspective d'une mise en cause du Hezbollah fait craindre un renouvellement des violences à caractère confessionnel de mai 2008 qui avaient opposé des partisans du Premier ministre sunnite, Saad Hariri, fils de Rafic Hariri, et ceux du parti chiite, et fait une centaine de morts.
Le Hezbollah craint ce scénario visant à l'accuser pour ainsi accroître et amplifier les tensions sunnite-chiite dans l'objectif d'une guerre civile facilitant une guerre israélienne contre la résistance.
Israël a essayé de supprimer le Hezbollah en menant une guerre destructrice en juillet 2006. Mais la résistance du parti libanais ainsi que solidarité interlibanaise ont mis à échec le plan américo-israélien.
« Nous exigeons la vérité sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre le martyr Rafic Hariri, nous exigeons que Justice soit faite dans cette affaire noble et juste » réplique le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah.
Selon le numéro un du Hezbollah, le comportement du Tribunal spécial pour le Liban et de la commission d’enquête dès le début « n’est pas celui de quelqu’un qui voudrait connaitre la verite »
S’étonnant entre autre que le tribunal se refuse à convoquer les faux-témoins et ceux qui étaient derrière eux et qui ont tous deux fourvoyé l’enquête.
Assurant que le Hezbollah « n’acceptera nullement de porter atteinte à la résistance qui est ce qu’il a de plus cher », Sayed Nasrallah a tenu à affirmer haut et fort que la résistance n’a peur de rien et, n’est pas à la recherche d’une issue pour elle. « Je n’accepterai nullement de m’assoir avec quelqu’un qui veuille que l’on trouve une issue pour la résistance » a-t-il précisé.
Ce qui l’inquiète surtout est le complot qui se trame contre le Liban de sorte qu’il soit rendu vulnérable face à l’ennemi sioniste.
Et d’assurer que tous ces efforts, à l’instar de ceux qui avaient été déployés dans le passé, sont voués à l’échec.
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